COMMENTAIRE SUR PHILIPPIENS, par Dr. Wilbert Kreiss - index  COMMENTAIRE SUR PHILIPPIENS, par Dr. Wilbert Kreiss - index


 

LA VIE DU CHRÉTIEN: SA FOI, SON COMBAT, SON ESPÉRANCE (3:2-4:1)

Le ton change maintenant, et très vite. Cette fois-ci, c'est la vérité de l'Evangile qui est en jeu, et là, Paul ne peut pas rester calme ni transiger. Il va s'en prendre à une théologie dangereuse qui a toujours menacé l'Eglise chrétienne, et cela dès le commencement: le légalisme qui annonce la justice et le salut par les oeuvres, comme si Jésus n'avait pas racheté les hommes, et méprise de la sorte la croix du Christ. C'est une insulte faite au Sauveur du monde, et cela ne passe pas chez Paul.

 

La foi du chrétien:

"Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis. Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ et qui ne mettons point notre confiance en la chair. Moi aussi, cependant, j'aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelqu'un croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux; quant à la loi, pharisien; quant au zèle, persécuteur de l'Eglise; irréprochable à l'égard de la justice de la loi. Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout. Je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Jésus-Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. Ainsi je connaîtrai Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts" (3:2-11).

Chiens..., mauvais ouvriers,..., faux circoncis:

Cette fois-ci, l'apôtre n'y va pas avec le dos de la cuillère. Il ne fait pas dans la dentelle. Jamais d'ailleurs, quand il est question de doctrine (cf. Galates, 1 Corinthiens, 2 Timothée, etc.)! Trois qualificatifs décrivent une même catégorie d'hommes, et comme ce sont des circoncis, quoique des faux, il ne peut s'agir que de Juifs. Les chiens étaient généralement considérés par les Israélites comme des animaux impurs. Traiter quelqu'un de chien était une insulte qu'on réservait aux païens idolâtres. Paul l'utilise à l'encontre de docteurs judaïsants qui, avec leur doctrine, ne valent pas mieux que les païens. Ils offensent Dieu autant qu'eux. A l'époque et dans ce coin du monde, il n'y avait pas de toutous domestiques, compagnons fidèles faisant la joie de leurs maîtres, mais les chiens étaient généralement des animaux sauvages rôdant dans les rues, terrorisant les passants et vivant de pillage. Ils avaient pratiquement les moeurs des loups auxquels la Bible compare les faux docteurs (Matthieu 7:15; Actes 20:29).

"Prenez garde aux chiens!" Ce n'est pas tant une injure qu'une caractérisation authentique des faux docteurs qui cherchent à s'introduire dans l'Eglise de Philippes et menacent de détruire ce que l'apôtre avait bâti au prix de tant de peines et de fatigues et avec tant de soin et de fidélité. Ce sont aussi de "mauvais ouvriers", qui travaillent mal et sabotent le travail des autres, des gens malhonnêtes et des escrocs. Dans 2 Corinthiens 11:13, Paul appelle ces gens "de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ".

"Faux circoncis". Des "mutilés", selon une traduction littérale. La circoncision, instituée par Dieu (Genèse 17), était le signe visible de l'alliance conclue par lui. Elle exprimait donc une réalité grandiose, certifiait à l'Israélite qu'il était membre du peuple de Dieu, au bénéfice des bénédictions divines, et notamment du pardon et du salut promis. Mais les faux docteurs visés par l'apôtre sont de faux circoncis. Leur circoncision est tout sauf ce que voulait le Seigneur. Elle n'est absolument pas pour eux le signe visible et le garant des grâces divines. Ce sont des "mutilés". Ils se mutilent intérieurement, comme le font les païens dans l'espoir de s'attirer les faveurs de leurs dieux (Lévitique 21:5; Osée 7:14, et les prêtres de Baal sur le Mont Carmel). Leur doctrine est aussi fausse que leur circoncision.

La vraie circoncision en effet, dont l'Ancien Testament parlait déjà et que la circoncision de la chair ne faisait que préfigurer, est celle du coeur (Lévitique 26:41; Deutéronome 10:16; 30:6; Ezéchiel 44:7), des oreilles (Jérémie 6:10) et des lèvres (Ezéchiel 6:12.30). Cette circoncision-là, toute intérieure et spirituelle, n'exige pas l'ablation du prépuce. Saint Paul est très clair à ce sujet, quand, s'adressant aux Juifs, il écrit: "La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l'incirconcis observe les commandements de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision?" (Romains 2:25.26). C'est la "circoncision de Christ", qui n'a pas été faite par la main et qui consiste dans le "dépouillement du corps de la chair" (Colossiens 2:11). Cette circoncision spirituelle de la nouvelle alliance, qui remplace l'ancienne circoncision de la chair, est le changement radical du coeur, la repentance avec les fruits qu'elle porte. Aussi les païens convertis à Jésus-Christ sont-ils, sans qu'ils soient circoncis dans la chair, fils d'Abraham (Galates 3:7), l'Israël selon l'Esprit (Galates 6:16) et les héritiers de Dieu (Galates 3:18.29; 4:1.7; Romains 8:17).

Ainsi les vrais circoncis sont les croyants, qu'ils soient Juifs ou païens d'origine, car, loin de se confier dans la chair comme le faisaient ces docteurs judaïsants si fiers de leur circoncision charnelle, ils rendent à Dieu un culte "par l'Esprit de Dieu". Le Saint-Esprit qui les a régénérés et appelés à la foi habite dans leurs coeurs. Aussi le culte qu'ils rendent au Seigneur est-il un culte en esprit et en vérité, agréable à Dieu et béni. D'autre part, ils se glorifient "en Jésus-Christ". Lui seul est leur gloire (Romains 5:11; 1 Corinthiens 1:31; 2 Corinthiens 10:17; Galates 6:14; Philippiens 1:26). Le croyant n'a aucun sujet de gloire personnelle. Privé de justice et de sainteté, il ne peut se glorifier qu'en Christ, source de toute justice et sainteté, auteur du pardon et du salut. Et quand on se glorifie en Christ, on ne met pas sa confiance en la chair. Quand on est sous la grâce et qu'on vit des promesses de l'Evangile, on ne cherche plus le salut dans l'accomplissement des oeuvres de la Loi. On a renoncé une fois pour toutes à ce chemin du salut qui mène dans une impasse (en fait, en enfer). On n'a plus confiance en sa chair.

Le meilleur exemple? L'apôtre lui-même. Il n'a rien à envier à ces docteurs judaïsants qui menacent l'Eglise. Pour ce qui est des avantages charnels, ceux précisément dont ils sont si fiers, ils ne lui vont même pas jusqu'à la cheville, et pourtant Paul ne s'y fie pas le moins du monde, mais a appris à mettre toute sa confiance dans le Christ. En quelques phrases lapidaires, il explique ce qu'il aurait pu faire et qu'il n'a pas fait (V.4).

Circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux; quant à la loi, pharisien:

"Circoncis le huitième jour". Paul est un circoncis. Il en porte la marque dans la chair. Non pas circoncis à un âge avancé, comme ces prosélytes païens qui se tournaient vers le Dieu d'Israël, mais le huitième jour. Donc un vrai Juif. Ses parents ont agi scrupuleusement conformément à la Loi.

"De la race d'Israël". Encore une fois: non pas un païen intégré au peuple d'Israël, à la suite d'une conversion ou au hasard de quelque péripétie militaire ou politique, mais un Juif. Et un Juif à part entière. Pour être citoyen de l'actuel Israël, la constitution de ce pays exige qu'on ait pour mère une Juive. On peut donc descendre d'un père païen, être un demi-Juif et avoir la nationalité israélienne. Paul, lui, est tout entier, jusque dans les moindres cellules de son anatomie, de la race d'Israël, Juif à part entière, de père et de mère. Tous ses compatriotes ne pouvaient pas en dire autant. Ni à l'époque, ni aujourd'hui.

"De la tribu de Benjamin". Il connaît ses origines précises et peut prouver d'où il vient. Sans doute possède-t-on dans sa famille un arbre généalogique. De plus, il n'appartient pas à une quelconque tribu d'Israël, mais à celle de Benjamin. L'une des plus glorieuses. Celle dont était issu le roi Sal, ce qui n'est peut-être pas tellement une référence. Celle en tout cas qui est restée fidèle à la dynastie de David.

"Hébreu né d'Hébreux". Non seulement un pur-sang, qui n'a pas une goutte de sang païen dans les veines, mais encore un de ces Juifs qui ont résisté à l'hellénisation. Pas un "collabo" comme les sadducéens ou les hérodiens, ni en ce qui concerne la religion, l'idéologie et la culture, ni sur le plan politique. Dans sa famille expatriée à Tarse en Cilicie, on voulait, dans un environnement païen, rester fidèle au patrimoine et aux véritables richesses d'Israël. C'est pourquoi, à la différence d'autres Juifs qui avaient adopté le grec (Luc 23:38; Actes 21:40; 22:2.14), on y parlait l'hébreu de père en fils.

"Pharisien": Ce serait une bonne occasion de relire ce qu'un bon dictionnaire ou une encyclopédie biblique dit des membres de cette secte, la plus stricte parmi les Juifs de l'époque, successeurs des anciens "chassidim", c'est-à-dire des purs. On professait chez eux l'attachement le plus rigoureux à la Loi (Actes 26:5), protestant contre le libéralisme et le syncrétisme des sadducéens. Fils de pharisien, Paul était lui-même un pharisien (Actes 23:6; 26:5) et jouissait à ce titre de l'estime de ses compatriotes et coreligionnaires. Et ce qui ne gâtait rien, il était disciple de Gamaliel (Actes 22:3), lequel était le petit-fils du célèbre rabbin Hillel. De solides références que beaucoup de Juifs auraient pu lui envier!

Persécuteur de l'Eglise..., irréprochable à l'égard de la justice de la loi:

Côté zèle, Paul faisait ce qu'il fallait (Galates 1:14). Il poussait ce zèle jusqu'à persécuter les chrétiens, n'hésitant pas à les emprisonner voire à les faire exécuter. Avec la meilleure conscience du monde. Il pensait en effet rendre un culte de Dieu, convaincu qu'il était que les chrétiens se livraient à de l'idolâtrie en croyant en la divinité de Jésus, et qu'ils foulaient aux pieds Moïse.

Le catalogue des avantages charnels, des prérogatives dont il pourrait tirer gloire suit ainsi une courbe ascendante. Rien n'y manque. A tel point que Paul était "irréprochable à l'égard de la justice de la loi". Aucune faille, aucune lacune! On ne pouvait rien lui reprocher. Selon les critères de la Loi, il était sans défaut. Ses trois premiers atouts, il les avait hérités de ses parents. Tant mieux pour lui! Mais les trois suivants, il les avait acquis par son travail et ses efforts personnels. C'étaient, avant que Thomas d'Aquin et ses collègues de la scolastique ne forgent le terme, des oeuvres surérogatoires! Paul en avait fait plus qu'il ne fallait. Du moins, il le croyait à l'époque!

Des gains... une perte, à cause du Christ:

Un grand tournant a marqué la vie de Paul. Avant l'épisode sur le chemin de Damas et sa rencontre avec celui qui, ce jour-là, s'est mis en travers de sa route, toutes ces choses étaient pour lui des gains. Un gain fictif, car il pensait ainsi faire son salut, et un gain réel, car elles lui permettaient de récolter l'estime et l'admiration de son peuple. Mais depuis qu'il a découvert le Christ, il a compris qu'il avait fait fausse route, qu'il avait comptabilisé et thésaurisé des trésors qui n'en étaient pas. C'était de la mauvaise monnaie, de la "monnaie de singe", qui n'est pas cotée chez Dieu. Des valeurs qui n'en sont qu'aux yeux des hommes, mais qui ne comptent pas à la banque du Seigneur. Il croyait gagner. Il comprend maintenant que tout cela était en pure perte.

"A cause de Christ..., à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur". Jésus est devenu son Seigneur. Il le connaît maintenant, alors qu'auparavant il avait agi par ignorance (1 Timothée 1:13), et ce qu'il sait de lui est excellent. Tellement excellent que, depuis ce jour, dans la mesure en tout cas où il n'est pas en prison, il passe son temps à aller de synagogue en synagogue pour parler de lui à ses compatriotes. Jadis il les surpassait par son zèle. Maintenant il les surpasse d'une toute autre façon: il sait quelque chose de merveilleux. Dès lors, tout sombre dans le néant, perd sa valeur, est réduit à rien. "La vie éternelle, disait Jésus à son Père, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" (Jean 17:3). Connaissance excellente, puisqu'elle sauve! Paul a renoncé à tout pour avoir la vie éternelle en Jésus-Christ.

De la boue:

Le mot grec désigne les miettes qu'on balaye de la table, les déchets qu'on jette à la poubelle, puis les immondices, les excréments. La politesse seule nous empêche d'employer ici le mot de Cambronne, car c'est de cela qu'il s'agit, mais aucune traduction n'a eu le courage de l'utiliser.

Afin de gagner Christ et d'être trouvé en lui:

Gagner le Christ, c'est être trouvé en lui, le revêtir (Galates 3:27), être couvert de sa justice et de son innocence, enveloppé dans son salut. Cf. tous les textes de la Bible qui parlent du manteau de la justice ou du salut, de la robe blanche lavée dans le sang de l'Agneau. Paul ne veut plus être trouvé par Dieu revêtu de sa propre justice. Comment subsisterait-il devant lui? Elle n'est que "perte", "boue", un "vêtement souillé" (Esaïe 64:5), de la "m....". La Loi ne peut sauver que celui qui l'accomplit parfaitement. Par contre, elle maudit ceux qui la transgressent (Galates 3:10). Elle ferme toute bouche et déclare le monde entier coupable devant Dieu (Romains 3:19). Même son zèle de pharisien n'aurait pu sauver Paul. Un pharisien est un malade qui s'ignore, un aveugle qui prétend conduire les autres, un pécheur qui nie l'évidence, un propre-juste qui n'est pas justifié (Luc 18:14).

Au lieu de chercher le salut dans sa justice, "celle qui vient de la loi", Paul a voulu être trouvé en Christ, revêtu de la justice "qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi". C'est la justice révélée dans l'Evangile, justice de Dieu "par la foi et pour la foi" (Romains 1:16.17). Une justice qui n'est pas l'oeuvre de l'homme, mais le don gratuit de Dieu, celle par laquelle on est gratuitement justifié (Romains 3:21-26), la justice qui est imputée au croyant (Romains 4:4-8). Offerte dans l'Evangile comme un don immérité, elle est reçue, saisie, appréhendée par la foi. Voilà le Sauveur et la justice découverts par Paul. Ils ont tout changé dans sa vie.

Connaître la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances:

Connaître le Christ, c'est le reconnaître et l'expérimenter comme l'unique auteur du salut. C'est donc aussi connaître "la puissance de sa résurrection". Il "a été livré pour nos offenses et est ressuscité pour notre justification" (Romains 4:25). Par sa résurrection d'entre les morts, il a été déclaré Seigneur et Christ (Actes 2:36). Il est devenu Prince de la vie, le premier-né d'entre les morts, celui qui est pour tous ceux qui croient en lui la résurrection et la vie, en qui les croyants triomphent de la mort et ressusciteront un jour pour la vie éternelle.

Mais Paul n'y est pas encore. Avant de connaître la puissance de la résurrection du Christ, il connaît la "communion de ses souffrances". La vie chrétienne est une marche sur les traces de Jésus. Une montée vers la gloire, mais précédée d'une descente dans la souffrance. Toute la Bible est là pour l'enseigner (Matthieu 5:11.12; 20:22; Jean 5:19-21; Romains 8:17; 2 Corinthiens 1:5; 4:10; Colossiens 1:24; Philippiens 1:29; 1 Pierre 4:13). Cette communion aux souffrances du Christ peut aller et va chez Paul si loin qu'il devient "conforme à lui dans sa mort". Le chrétien souffre, et dans le cas de l'apôtre et de tant d'autres martyrs, meurt comme le Christ, parce que, comme lui, il rend témoignage à la vérité, annonce la lumière à un monde qui préfère les ténèbres à la lumière (Jean 3:19). Seule différence, mais elle est de taille: les souffrances et la mort du chrétien, fût-il martyr, n'ont pas de valeur rédemptrice. Elles n'expient rien, ne réconcilient pas avec Dieu et ne sauvent pas. Cela dit, elles sont une grâce, comme il l'a affirmé plus haut (1:29).

Cependant, la souffrance, comme chez Jésus, n'a pas le dernier mot dans la vie du chrétien. Il est appelé à parvenir à "la résurrection d'entre les morts". Les souffrances du temps présent préludent à la gloire à venir. "Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui" (Romains 8:17). "Réjouissez-vous... de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse, lorsque sa gloire apparaîtra" (1 Pierre 4:13).

"Pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts. "Si je puis". On a l'impression que l'apôtre n'est pas sûr de son affaire, pas sûr qu'il y ait une résurrection des morts, ou pas sûr de ressusciter un jour pour la gloire éternelle. Ce n'est pas possible. Il est l'apôtre de la certitude du salut, et il n'y a dans sa théologie aucune trace pour le doute. La seule incertitude pour lui concerne la façon dont il parviendra à la résurrection. Aussi la traduction de Segond n'est-elle pas correcte. Pas plus que celle de la TOB. La Bible du Semeur a traduit autrement: "afin de parvenir, quel qu'en soit le chemin, à la résurrection d'entre les morts". Bravo! C'est le sens de l'adverbe grec utilisé par l'apôtre. Il sait qu'il va mourir et qu'il ressuscitera un jour. Mais il ne sait pas quand ni comment il quittera ce monde. Sera-ce en martyr, dans un avenir tout proche, ou plus tard, rassasié de jours et mourant de mort naturelle? Au Seigneur d'en décider. L'essentiel pour lui est de savoir où il va. Et là, pas de problème, le Christ est là! Paul connaît trop bien son Seigneur. N'a-t-il pas écrit aux Philippiens que Dieu qui commence chez les siens la bonne oeuvre du salut la rend parfaite pour le jour de Jésus-Christ (1:6)?

 

Questions de révision et exercices:

 

Le combat du chrétien:

"Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l'avoir saisi, mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes des hommes faits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d'un même pas" (3:12-16).

Prix..., perfection:

Le but est glorieux: gagner le Christ, être recouvert de sa justice, afin de "parvenir à la résurrection d'entre les morts". Mais Paul n'y est pas encore, et nous qui lisons et étudions son épître, pas davantage. Il s'agit pour l'instant de lutter, de mener le bon combat de la foi pour ne pas perdre le prix qui nous est promis.

Paul parle de perfection. Je ne pense pas qu'il songe à la perfection morale que personne ne peut atteindre dans ce monde, à la perfection au sens absolu, excluant tout péché. Dieu avait créé l'homme à son image, dans une justice et une sainteté parfaites. Cette image, l'homme l'a perdue par la chute, mais le chrétien régénéré par le Saint-Esprit la retrouve progressivement, au fur et à mesure qu'il le renouvelle et le transforme intérieurement, lui donnant la force de lutter contre le péché et de vivre saintement. Cependant, il ne la retrouvera intégralement que lorsqu'il aura été entièrement délivré du mal, c'est-à-dire dans l'éternité. L'apôtre songe sans doute davantage à la maturité spirituelle (cf. au V.15 l'expression "hommes faits", provenant de la même racine grecque que le mot traduit par "perfection"). Certains Philippiens devaient imaginer qu'il était parvenu à la perfection, lui qui avait fait preuve de tant de fidélité dans son apostolat, et au prix de tant de souffrances. Ils devaient le prendre pour le symbole du chrétien accompli, sûr de gagner, qui ne risque plus de perdre et qui peut donc relâcher ses efforts et dès maintenant se reposer sur ses lauriers. Si tel est le cas, ils se trompent. Mais l'apôtre s'en prend aussi à tous ces chrétiens qui croient avoir atteint le but, les chrétiens "arrivés", qui n'ont plus rien à apprendre, qui n'ont besoin ni de la Parole de Dieu ni de la Sainte Cène, ni d'une paroisse, ni d'un pasteur, qui se croient déjà au ciel. Non, nous n'avons pas encore vaincu. Pour l'instant, rien n'est joué!

Paul lui-même, au lieu de se bercer d'une telle illusion, fait tout le contraire. Semblable au coureur dans le stade, il fixe du regard le prix qui l'attend au bout de la piste, bande tous ses muscles et fait tout pour y parvenir. Semblable au laboureur qui a mis la main à la charrue, il ne regarde pas en arrière (Luc 9:62), oublie tout ce dont il s'était enorgueilli avant sa conversion, ne compte plus sur tout ce qui n'est que "perte" et "boue". Au lieu de cela, il se porte "vers ce qui est en avant". Saisi par le Christ, il veut rejoindre son Seigneur dans le ciel. Il aspire au salut et à la gloire qui l'attendent là-haut. Participant à ses souffrances (V.10), il aura part aussi à sa résurrection. C'est la seule chose qui compte encore dans sa vie, le moteur de toute son existence de chrétien et d'apôtre. Oublier ce qu'il avait fait avant, quand il vivait encore dans l'ignorance et les ténèbres de l'erreur, et tout faire pour être trouvé en Christ et avoir part à sa victoire. C'est la bonne part qu'à l'exemple de Marie de Béthanie il a choisie une fois pour toutes et à laquelle rien ne le fera renoncer.

Et pourquoi veut-il saisir le Christ? Parce que, dit-il, "moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ". Le Christ avait mis la main sur lui, sur le chemin de Damas. C'est là qu'il s'était emparé de ce blasphémateur et persécuteur, pour en faire son témoin et son apôtre. Il a pris possession de lui, une fois pour toutes. Au tour de Paul maintenant de s'emparer du Christ, de sa victoire et de sa gloire. Le saisi saisira à son tour!

Le prix de la vocation céleste:

C'est à cela que l'apôtre a été appelé. Notez les précisions: cet appel lui est venu du ciel, de la part de Dieu et a eu lieu en Jésus-Christ (V.14). Paul ne s'est fait ni chrétien ni apôtre. C'est le ciel qui en a décidé ainsi; c'est l'oeuvre de Dieu. Et cet appel a lieu en Jésus-Christ. C'est en cela que le christianisme diffère du judaïsme pharisaïque et de toutes les doctrines païennes: Dieu nous appelle au salut non en raison de notre dignité, de nos oeuvres et de nos mérites, mais en Christ mort et ressuscité pour le salut du monde. Il nous appelle à un salut que nous n'avons ni à mériter ni à inventer, mais que Jésus nous a acquis. Dieu nous appelle donc à la foi en son Fils, nous invite à le reconnaître et le recevoir dans nos vies comme notre Sauveur.

Hommes faits:

La TOB a traduit par "parfaits", ce qui est ambigu. La Bible du Semeur fait mieux en traduisant par "spirituellement adultes". Encore une fois, il ne s'agit pas de perfection morale excluant le péché et toute forme de faiblesse. On retrouve le terme dans 1 Corinthiens 2:6 et dans 1 Corinthiens 14:20 où il trouve une explication: "Pour la méchanceté, soyez des enfants et, à l'égard du jugement, soyez des hommes faits". Voilà, qui mieux que Paul pouvait nous expliquer dans quel sens il utilise ce mot? Cf. encore Ephésiens 4:13; Colossiens 1:28; 4:12; Hébreux 5:14. L'homme fait, c'est le contraire du bébé, du nourrisson si faible, si fragile, incapable de se diriger, de se prendre en charge, qui a encore tout à apprendre. C'est l'adulte. C'est en adultes que l'apôtre traite les chrétiens de Philippes. Adultes dans la foi, bien sûr. Depuis qu'il leur a annoncé l'Evangile pour la première fois, ils ont eu le temps de s'enraciner dans la Parole de Dieu, de grandir, de s'affermir dans la connaissance, la foi et la piété. Eh bien, puisqu'ils sont grands et matures, qu'ils aient tous cette même pensée! Qu'ils pensent la même chose que l'apôtre. Qu'ils agissent comme lui et déploient tous leurs efforts et leur énergie à remporter le prix de leur vocation.

Et "si vous êtes en quelque point d'un autre avis...". Après tout, les chrétiens ont tous leurs moments de faiblesse, leurs doutes, leurs incertitudes, et ils n'ont pas tous fait, au même degré que l'apôtre Paul, l'expérience bouleversante de la grâce. Ils n'ont donc pas tous son degré de clairvoyance dans la distinction correcte de la Loi et de l'Evangile. Si tel est le cas, si jamais l'un ou l'autre des chrétiens de Philippes devait être d'un autre avis que lui, Dieu l'éclairera.

Paul sait attendre que ses lecteurs aient surmonté leur ignorance ou leur manque d'expérience. La patience est l'une des marques de son apostolat. A condition qu'il ait affaire à de la faiblesse et non à de la mauvaise volonté, et qu'on fasse preuve de bonnes dispositions! Il leur demande donc de "marcher d'un même pas" (traduction d'un terme militaire qui signifie "marcher au pas", "défiler"), en cadence, unis dans une même foi, au-devant du même but. Si jamais ils devaient ne pas voir le bien-fondé de tout ce qu'il vient de leur exposer, qu'ils surmontent leur ignorance ou leurs hésitations en marchant ensemble, sur une même ligne, en obéissant à un même appel.

 

L'espérance du chrétien:

"Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition: ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu'aux choses de la terre. Mais nous, nous sommes concitoyens des cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses. C'est pourquoi, mes bien-aimés et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés" (3:17-4:1).

Mes imitateurs:

D'aucuns diront sans doute: "Décidément, Paul ne se prend pas pour... Ne ferait-il pas mieux de dire aux gens d'imiter le Christ?" Soit dit en passant, il le fait; il l'a même fait dans cette épître (2:5). Et puis, que demande-t-il finalement? Non pas qu'on le prenne pour modèle de sainteté, mais simplement qu'on imite son refus de placer sa confiance en sa chair, dans ses oeuvres et sa dignité. Pour dire les choses autrement: "Imitez-moi en ce que je ne me prends pas pour un saint ou un ange, mais cherche pardon, justice et salut auprès de Jésus-Christ. Et puis imitez-moi en ce que je ne me crois pas déjà arrivé, mais continue de lutter et de me battre pour être sauvé". Qui pourrait le lui reprocher? Et n'est-il pas en cela un bon modèle?

Le texte original dit: "Continuez d'être mes imitateurs". Les Philippiens l'ont été jusqu'à présent. Qu'ils ne se relâchent pas et continuent de l'être. Et qu'ils le fassent d'autant plus qu'ils sont les frères de l'apôtre, et des frères "bien-aimés et très chers" (4:1). Vain orgueil? Non! L'apôtre sait dire cela avec beaucoup d'humilité, lui qui n'est pas digne d'être appelé apôtre, ni même de porter le doux nom du Christ, qui ne vit que de miséricorde et de grâce et qui doit justement à cause de cela "servir d'exemple à ceux qui croiraient en Jésus pour la vie éternelle" (1 Timothée 1:12-16). Il n'est en rien meilleur que les autres, et il le dit, car il invite les Philippiens à en imiter d'autres encore, "ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous". Qu'ils les imitent eux aussi.

Il faut savoir choisir ses modèles, surtout quand beaucoup de gens se présentent en exemples à suivre. Il est des "modèles" en effet qui font pleurer l'apôtre chaque fois qu'il parle d'eux, et pourtant il doit le faire toujours à nouveau, tant le danger qu'ils représentent est grand.

Ennemis de la croix de Christ..., leur fin sera la perdition:

L'apôtre précise encore qu'ils ont pour dieu leur ventre, qu'ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte et n'aspirent qu'aux choses de la terre. Le diagnostic est terrible. De qui s'agit-il? Certains commentateurs ont pensé que l'apôtre avait en vue maintenant non plus des docteurs judaïsants légalistes qui, eux, ne rigolaient pas avec la loi et la morale, mais des épicuriens, des libertins, incitant à la débauche, aux plaisirs de ce monde, à la satisfaction de son "ventre", et méprisant l'Evangile du Christ crucifié. D'autres ont objecté qu'il serait quand même surprenant qu'il passe à une autre catégorie de faux docteurs et dénonce leurs agissements sans les introduire, sans dire de qui il parle. Peut-être, mais il conviendrait de préciser que les chrétiens de Philippes pouvaient parfaitement être au courant et connaître les gens visés par l'apôtre, sans qu'il ait besoin de les identifier davantage.

L'incertitude demeure. Je pencherai personnellement pour la première explication, mais j'admets tout à fait qu'on soit d'un autre avis. Il me semble que des docteurs judaïsants méconnaissant la gratuité du salut offert par l'Evangile et voulant imposer le joug de la Loi méritent davantage que des libertins païens le qualificatif d'ennemis de la croix du Christ. Cette explication s'harmonise aussi mieux avec les premiers versets du chapitre dénonçant les opposants judéo-chrétiens. Christ ne sert à rien et on est séparé de lui, déchu de la grâce, si on se fait circoncire et qu'on se place à nouveau sous le joug de la Loi (Galates 5:2-4). On anéantit son sacrifice rédempteur en introduisant l'observance de la Loi et les oeuvres humaines dans la doctrine du salut.

Aussi la fin de ces hommes et de ceux qui les suivent est-elle la "perdition". Séparés du Christ, déchus de la grâce, ils sont privés du pardon et du salut. A noter au passage que l'expression "avoir pour dieu son ventre" ou "servir son ventre" ne désigne pas nécessairement une vie de débauche. C'est ce que font selon l'apôtre Paul les faux docteurs qui suivent les pensées de leur coeur et suscitent des divisions dans l'Eglise (Romains 16:18). Petite précision: le ventre était chez les Juifs, plus que le coeur, le siège des émotions et des sentiments les plus intériorisés de l'homme.

La gloire de ces hommes est dans ce qui fait leur honte, alors que Paul ne se glorifie que "de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ" (Galates 6:14). Tout lui est perte et boue pour gagner le Christ et être trouvé en lui.

Concitoyens des cieux:

Littéralement: "Notre citoyenneté est dans les cieux". La nationalité des chrétiens est céleste. Ils ont "reçu l'adoption" en Jésus-Christ (Galates 4:5), sont devenus par la foi en lui "fils de Dieu" (Galates 3:26). Du coup, ils sont "héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ" (Romains 8:17). C'est là-haut, dans le ciel, qu'est leur patrie. Ils constituent une communauté de citoyens célestes. L'opposition avec les faux docteurs qui "ont pour dieu leur ventre" et "ne pensent qu'aux choses de la terre" est évidente.

Sauveur...Seigneur:

C'est du ciel que les chrétiens attendent Jésus-Christ. C'est de là en effet qu'il reviendra pour juger les vivants et les morts. Ils attendent celui qui est Seigneur, celui à qui Dieu a remis le gouvernement de toutes choses. Mais ils l'attendent comme Sauveur. Ils l'attendent donc sans peur, dans la joie et l'espérance. Sauveur, il l'est parce qu'il est venu apporter aux hommes la grâce et qu'il a accompli le sacrifice rédempteur qui délivre les croyants du péché. Mais Sauveur, il l'est aussi parce qu'il reviendra leur apporter la délivrance finale, les délivrer des liens de la mort.

Il transformera le corps de notre humiliation:

La résurrection est une transformation. Nous croyons en une résurrection corporelle. Les tombes s'ouvriront et les morts en sortiront. Mais les croyants seront transformés, "glorifiés" avec le Christ (Romains 8:17). Aussi attendent-ils la "rédemption" de leur corps (Romains 8:23). Corruptible, il ressuscitera incorruptible. Mortel, il ressuscitera immortel. Faible, il ressuscitera avec force (1 Corinthiens 15:42-54).

Le corps du chrétien ressuscité sera "semblable au corps de sa gloire", tel qu'il apparut aux disciples au moment de la transfiguration, aux gardes qui surveillaient sa tombe, au matin de la résurrection, ou à Paul sur le chemin de Damas. La tombe du Christ s'est vidée. Il est ressuscité avec son corps, un corps glorifié bien sûr, mais son vrai corps, celui-là même qui avait été descendu de la croix. Et c'est avec ce corps qu'il est monté au ciel. Le nier, c'est nier une affirmation fondamentale de la Bible. Mais si Jésus est corporellement ressuscité et monté au ciel, il n'existe aucune raison pour que nous ne ressuscitions et ne montions pas au ciel de la même façon. Jésus accomplira ce miracle "par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses". Croire en la résurrection corporelle n'est pas plus insensé que de croire en l'incarnation, la naissance virginale ou la mort rédemptrice du Fils de Dieu! Telle est la "puissance de la résurrection" à laquelle l'apôtre veut avoir part et qui est promise à tous les croyants.

Vient enfin la conclusion, magnifique, de tout ce chapitre, l'exhortation finale qui se fonde sur l'espérance bienheureuse attachée à l'appel des chrétiens (4:1):

Mes bien-aimés et très chers frères..., ma joie et ma couronne:

Rares sont les textes où saint Paul épanche son coeur comme il le fait ici. Il ne trouve pas assez de mots pour dire ce qu'il ressent. Il les aime comme un père aime ses enfants, et ils sont sa joie et sa couronne. Cf. encore 1 Thessaloniciens 2:19.20 où Paul s'exprime de la même façon. Ils sont sa joie, car son plus grand bonheur est de conduire des hommes au Christ et de les sauver ainsi pour l'éternité. Sa couronne, car Dieu lui a donné ces hommes comme une couronne de victoire, la récompense d'un dur labeur, l'attestation qu'il n'a pas peiné, combattu et souffert en vain. Alors l'apôtre souhaite aux chrétiens de Philippes ce qu'un père peut souhaiter de mieux à ses enfants. Il veut les voir sauvés un jour. Pour ce faire, il faut qu'ils "demeurent fermes dans le Seigneur". Et en particulier qu'ils ne se laissent pas égarer par de faux docteurs. C'est au prix de la constance et d'une fidélité sans faille qu'ils seront sauvés. Le jeu en vaut la chandelle!

 

Questions de révision et exercices:

Philippiens 3:12-16:

Philippiens 3:17-4:1:

 


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3-Janvier-2003, Rev. David Milette.