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le 24  la veille de La Nativité de notre Seigneur
Québec   14h30        Montréal 17h30

Le temps de Noël et de l’Épiphanie

 

La place de ce temps dans le calendrier liturgique :  Ce temps commence avec la (les) célébrations(s) de Noël.  Il est suivi du dimanche après Noël, du Nouvel An qui fête la circoncision du Christ, de l’Épiphanie et des dimanches après l’Épiphanie.  Il culmine avec le dimanche de la transfiguration.

Noël commémore la naissance du Christ.  Sa première venue – autrement dit l’incarnation du Fils de Dieu – constitue la substance du message de Noël.  La promesse de Dieu d’envoyer un Sauveur à son peuple et de conclure une nouvelle alliance est indissociablement liée à l’incarnation.

Noël mène à la croix et à la parousie.  La naissance du Christ est la première étape importante de la rédemption du monde et de la réconciliation avec Dieu.  Il nous faut présenter cet événement comme une partie intégrante de l’activité salvifique de Dieu et le proclamer à la lumière de la croix et de la résurrection.  Le prédicateur se doit de faire ressortir la signification profonde de Noël, à savoir la rédemption de l’humanité.  L’évocation de la naissance de Jésus ne doit pas consister en des réflexions d’ordre pratique sur la vie et ses difficultés.  C’est l’occasion de présenter Jésus-Christ comme la solution de Dieu à la situation dramatique de l’humanité.

Ne perdez pas de vue que Noël ne se situe pas au centre de l’oeuvre rédemptrice de Dieu, mais qu’il en constitue la première étape, le point de depart.  Ce qui est et demeure au cœur de la rédemption, c’est Vendredi Saint et Pâques; ces deux fêtes sont les piliers du christianisme.  Les souffrances de Jésus, sa mort et sa résurrection sont au cœur de la foi chrétienne.  Ce n’est pas la crèche, mais la croix dénudée qui est l’emblème du Sauveur.

« L’Épiphanie » – mot d’origine grecque – signifie manifestation.  Elle révèle au monde tout l’éclat de la gloire du Christ.  Durant ce temps sont évoqués la visite des mages, le baptème du Christ et son premier miracle à Cana : autant d’aspects de la manifestation (=démonstration) de sa gloire au monde.

Nous annonçons Jésus en tant que Seigneur et proclamons sa divinité.  Noël rend témoignage à son humanité; l’Épiphanie souligne ses liens avec le Père.  Noël et l’Épiphanie attestent que celui qui est venu au monde est à la fois vrai homme et vrai Dieu.  Une femme a mis au monde le Fils de Dieu.  La Parole est devenue chair en Jésus-Christ.

La prédication du temps de l’Épiphanie se penche sur la personne du Christ.  L’image qu’il nous est donné de contempler est celle du Fils de Dieu et du Fils de l’homme.  Semaine après semaine, les péricopes de l’Épiphanie ajoutent de nouvelles touches à ce portrait qui fait apparaître Jésus comme le propre Fils de Dieu, à la fois homme et Dieu.

Les péricopes du temps de l’Épiphanie comportent aussi une dimension eschatologique.  Le Fils de Dieu reviendra comme Juge.  Celles du dimanche de la transfiguration élargissent le cadre de l’Épiphanie par les allusions aux choses de la fin.  Elles constituent aussi la transition avec le temps du Carême.  Les références à l’Avent du Christ durant le temps de Noël et de l’Épiphanie orientent nos regards vers la conclusion et l’aboutissement de l’œuvre rédemptrice du Christ.

Répétons-le :  Christ est au centre du message.  Malheureusement, lors des fêtes de Noël, Christ est souvent le grand absent, et ce sont la famille et les enfants qui occupent le devant de la scène.  Il ne doit pas en être ainsi dans une Église chrétienne.  Jésus et son salut doivent retenir toute notre attention durant le culte.  Avec Noël commence l’histoire de notre rédemption; elle culmine à Pâques avec la résurrection.  Nous prêchons Christ.  Il est la sagesse de Dieu (1 Corinthiens 1:23–24).

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